Les ponts sur la Saine

Publié le par foncine39

IMAG0081Les ponts

Quand s'installèrent dans notre vallée les premiers habitants, un de leurs premiers soins fut de trouver un moyen de franchir la rivière. La Saine, autrefois au débit beaucoup plus important que de nos jours d'après plusieurs témoignages, avait fini par se tracer un cours très capricieux.On chercha d'abord à quels endroits on pourrait la passer à gué, au moins dans la période d'eaux moyennes. On signale deux passages : le plus ancien se situait à peu de distance de la source, à l'endroit où s'établit dans les premiers temps,le moulin, au lieu-dit "La Planche" en amont du hameau de chez Vallet.

la reserve de foncine le haut

Les habitants qui s'étaient fixés d'abord sur le versant nord-ouest : plateau de Saint Roch, Bas-de-Ville, Chez Berthet, Chez-Vallet, traversaient la Saine à la Planche pour aller en direction de Chatelblanc. Un autre gué que l'on signale encore au début du 19ème siècle, permettait de franchir la Saine depuis le hameau de chez Copet (quartier de l'ancienne gare) pour conduire le bétail au pâturage qu'on appelait Les Sellières, c'est à dire Côte-Benôit et environs.

A mesure que la population eu défriché l'autre côté de la rivière et s'installa sur les hauteurs est-sud, au pied du Mont Noir, il fallut bien trouver un moyen plus facile de traverser le cours d'eau.

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Deux points s'y prêtaient avantageusement :on y construisit le pont du Communal (il existait autrefois un hameau qu'on appelait Sur le Communal, entre le moulin Choudet et l'usine de rubis. Deux maisons s'y sont construites depuis), un peu en amont du moulin Choudet, et plus haut au hameau de Chez Sauvonnet, le grand pont actuel. Ce dernier présentait un intérêt tout particulier, et très rapidement on fut amené à en prendre un soin spécial. On n'avait point autrefois les matériaux solides qui existent de nos jours : on utilisait du bois. Il est facile de comprendre que lorsque la rivière grossissait trop et devenait un vrai torrent, les ponts de bois étaient vite emportés.

D'années en années on trouve mention des réparations à faire : en 1812, "chute du pont", pour couvrir les frais, on fixa une taxe sur les communaux; en 1824, reconstruction du grand pont et de celui du Communal, on prit les bois nécessaires au Pré aux Daims, en 1829, 1831, 1841. Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1865, le pont du Communal fut emporté par les eaux qui firent bien des dégâts, "ce pont établi depuis fort longtemps, est en bois à double travée sur culée en pierre". Une pétition fut faite par les usagers pour la reconstruction. le 18 mars 1880, le conseil municipal décida la reconstruction du  grand pont sur toute la largeur de la route, avec trottoirs; il devrait y avoir 11,80 mètres mais en 1884, rien n'a été fait et l'on constata qu'il menaçait ruine, si les piles étaient en pierre, tout le reste était en bois.

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Une grave inondation fit, en 1885, de nouveaux dégâts, non seulement au pont, mais à la chaussée qui est en amont. Il fallut attendre le 23 août 1887 pour que le conseil municipal approuvât le devis pour refaire cette chaussée : 1200 francs. Un marché fut passé avec Louis Savoya. Pour le pont, il fut décidé en juin 1886 qu'on le reconstruirait en fer. Le devis était très élevé, 18 000 francs; on obtint qu'il soit abaissé à 12 000,la commune ne devant verser que 1 000 francs.

Les inondations de 1910 causèrent du dégât et en 1912, Maruzzi fut engagé pour faire au grand pont des réparations importantes. Après la rectification du lit de la rivière, une passerelle en bois (qu'on nommait la Planche), permettait de franchir la rivière en aval du village. Sous le maire Faivre en 1926, elle devint propriété de la commune et fut construite en béton; malgré sa largeur restreinte, elle rend de grands service.

 

Source : Pierre Doudier, Foncine le Haut 1815-1980.

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Publié dans Patrimoine naturel

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