L'ermitage de Mièges
L'histoire de l'ermitage de Notre-Dame de Mièges est liée au culte de Notre-Dame de Montaigu et à sa propagation dans le comté de Bourgogne au début du XVIIème siècle. Le développement de ce culte, d'origine brabançonne, est à l'origine de la diffusion en Franche-Comté, dans la première moitié du XVIIème siècle d'images de la Vierge de Montaigu, honorée à Montaigu, entre Louvain et Diest.La naissance de ce culte eut un formidable retentissement dans les pays catholiques, en particulier ceux que gouvernaient les archiducs Albert et Isabelle, fervents dévots de la Vierge de Montaigu. Ces princes officialisèrent le pélerinage autour de la basilique de Sherpenheuvel, et donnèrent une impulsion considérable à la dévotion en diffusant des effigies taillées dans le chêne dans lequel on avait découvert une statue de la Vierge.
Les images de la vierge de Montaigu furent vénérées en Franche-Comté dans les couvents et les abbayes, les églies paroissiales, les ermitages, les collèges jésuites, les chapelles de confréries, les hôpitaux et chez les particuliers.
Au XVIIème siècle, on trouvait ainsi des statuettes de la Vierge de Montaigu, dont certaines sont d'ailleurs conservées, à Besançon, Dole, Arbois, Nozeroy, Salins, Baumes-Les-Dames, Faverney, Château-Chalon, Bellefontaine, Ornans, Lons-Le-Saunier, Mièges, Vesoul et Gray.
L'ermitage de Mièges a été construit pour servir d'écrin à une statuette de la Vierge de Montaigu apportée par l'ermite François Carlier, qui s'installa à l'ermitage en 1613 et fut à l'origine du pèlerinage.
La petite chapelle conserve, outre la statuette en bois de la Vierge, enchâssée dans un reliquaire, plusieurs ex-voto peints des XVIIème et XVIIIème siècles qui évoquent la confiance des fidèles en Notre-dame de Mièges.
Le grand tableau a été exécuté par un anonyme en 1627. Il représente la Vierge de Montaigu dans un arbre au pied duquel sont regroupé neuf saints, dont saint Jean-Baptiste, sainte Claire, saint Jérôme, saint Paul ermite, sainte Barbe,saint Antoine, sainte Marguerite et une sainte martyre.
Une inscription en bas de la toile mentionne le donateur, François Carlier, et la date d'exécution, 1627.
L'ermitage de Mièges, transformé au XIXème et XXème siècle, compte toujours parmi les haut lieu du culte marial dans le Jura.